Directeurs

OFJ Symphonique : Fabien Gabel


Fabien Gabel, nouveau directeur musical de l'OFJ symphonique 

 

Fabien Gabel cr Gaetan BernardFabien Gabel a montré une grande sensibilité alliée à de réelles qualités scéniques, métamorphosant ses musiciens par une technique imparable et une gestique très éloquente, intensifiant et réglant leur jeu avec une grande précision. » The Times

 

Reconnu comme l’une des étoiles de la nouvelle génération de chefs d’orchestre internationaux, Fabien Gabel est régulièrement invité par des orchestres de premier rang en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et Océanie, et est directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Québec depuis septembre 2012.

 

Lors des saisons 2016/17 et 2017/18, Fabien Gabel retournera diriger de grands orchestres comme le London Symphony Orchestra, Detroit Symphony Orchestra, Houston Symphony Orchestra, Toronto Symphony Orchestra, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de Lyon, les Royal Flemish Philharmonic et Helsinki Philharmonic Orchestra ; il fera par ailleurs ses débuts avec des orchestres tels que le Cleveland Orchestra, le Deutsches Symphonie Orchester à la Philharmonie de Berlin, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Hessischer Rundfunk Orchester de Francfort, le Seoul Philharmonic, la Staatskapelle de Weimar, le Mozarteum de Salzbourg, le Melbourne Symphony Orchestra ou le  National Symphony Orchestra à Washington. Il dirigera par ailleurs Hamlet à l’Opéra de Lausanne

Parmi les collaborations marquantes et récentes, citons le London Philharmonic Orchestra ou le  BBC Symphony Orchestra, le Mahler Chamber Orchestra, le NDR Elbphilharmonie Orchester de Hambourg,  la Staatskappelle de Dresde, le Auckland Philharmonia Orchestra, le Danish National Symphony Orchestra, Oslo Philharmonic, l’Orchestre de Paris ou la  Santa Cecilia de Rome.

Fabien Gabel  fait ses débuts internationaux  en 2004 en remportant le concours Donatella Flick à Londres, et devient alors assistant de Sir Colin Davis et Bernard Haitink au London Symphony Orchestra. Il est par la suite assistant de Kurt Masur à l’Orchestre National de France avec lequel il entretient une relation particulière depuis. En 2010, il dirige l’orchestre dans un enregistrement d’airs d’opéras français avec la mezzo canadienne Marie-Nicole Lemieux pour Naïve. Ce disque reçoit un Choc Classica ainsi que le grand prix de l’Académie Charles Cros.

 

Il accompagne de nombreux solistes de renom parmi lesquels Radu Lupu, Emmanuel Ax, Christian Tetzlaff, Jean-Yves Thibaudet, Pierre-Laurent Aimard, James Ehnes, Daishin Kashimoto, Antoine Tamestit, Rafal Blechasz, Alina Pogostkina, Julian Steckel, Johannes Moser, Antonio Meneses, Marc-André Hamelin, Beatrice Rana, Gautier Capuçon, Bertrand Chamayou, Simone Lamsma, Xavier de Maistre, et des chanteurs tels que Jennifer Larmore, Measha Bruggergosman, Danielle de Niese, Natalie Dessay ou Marie-Nicole Lemieux.

Né à Paris dans une famille de musiciens, Fabien Gabel a étudié la trompette à la Hochschule de Karlsruhe puis au Conservatoire National Supérieur de Paris dont il obtient le Premier Prix en 1996. Il a joué au sein de nombreux orchestres parisiens sous la direction des plus grands chefs dont Pierre Boulez, Sir Colin Davis, Riccardo Muti, Seiji Ozawa, Simon Rattle et Bernard Haitink. Fabien Gabel s’est perfectionné à la direction d’orchestre aux côtés de David Zinman, au festival d’été d’Aspen, Colorado. Il a reçu les conseils d’Armin Jordan et a travaillé en collaboration étroite avec Sir Colin Davis et Bernard Haitink, mais aussi aux côtés de Paavo Järvi.

OFJ Baroque : Rinaldo Alessandrini


Rinaldo Alessandrini, nouveau directeur musical de l'OFJ Baroque

Rinaldo Alessandrini aborde le piano à 14 ans, influencé par un jeune camarade. Son professeur lui communique son admiration pour Clara Haskil, et l’incite à s’interroger sur la nature profonde des textes musicaux. Après son année de service militaire à l’âge de 18 ans, il découvre le clavecin par hasard et en tombe amoureux. Ne souhaitant pas poursuivre son apprentissage du piano, il se consacre alors à ce nouvel instrument. En l’absence d’une structure pédagogique spécialisée en Italie, il se tourne vers la Hollande pour y suivre l’enseignement de Ton Koopman. Ces cours sont davantage perçus comme des conseils sur la façon d’aborder le clavecin que comme de véritables leçons, ce qui permet à Rinaldo Alessandrini de se poser en autodidacte.

 

Natif de Rome, il se nourrit de la richesse patrimoniale de sa cité pour établir des ponts entre les différents modes d’expression artistiques et approfondir sa connaissance de la musique ancienne. Il rencontre le violoniste Fabio Biondi avec lequel il fonde le Concerto Italiano, premier orchestre italien sur instruments anciens après le renouveau baroque déjà mûr en Europe du nord. Le travail se concentre sur le répertoire vocal, et notamment sur les madrigaux de Monteverdi, auxquels Rinaldo Alessandrini redonne des couleurs méditerranéennes après des années de suprématie anglaise sur ce répertoire. Il aborde également les opéras de ce compositeur et les madrigaux de ses contemporains, puis explore Frescobaldi, Gesualdo, Vivaldi, Pergolèse, Bach, Mozart, Rossini… Ses activités de soliste et de chambriste complètent une carrière de chef d’orchestre qui dépasse largement le domaine de la musique baroque. Son répertoire s’étend aux œuvres symphoniques du 19è siècle, qu’il aborde à la tête de formation prestigieuses telles l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, l’Orchestre de la Radio de Munich …

(Biographie France Musique)