Les directeurs musicaux en 2017

Fabien Gabel


Fabien Gabel, directeur musical de l'OFJ symphonique.


Fabien Gabel cr Gaëtan Roussel

Reconnu comme l’une des étoiles de la nouvelle génération de chefs d’orchestre internationaux, Fabien Gabel est régulièrement invité par des orchestres de premier rang en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et Océanie, et est directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Québec depuis septembre 2012. 

Lors des saisons 2016/17 et 2017/18, Fabien Gabel retournera diriger de grands orchestres comme le London Symphony Orchestra, Detroit Symphony Orchestra, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de Lyon ; il fera par ailleurs ses débuts avec des orchestres tels que le Cleveland Orchestra, le Deutsches Symphonie Orchester à la Philharmonie de Berlin, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Hessischer Rundfunk Orchester de Francfort ou le  National Symphony Orchestra à Washington.

Né à Paris dans une famille de musiciens, Fabien Gabel a étudié la trompette à la Hochschule de Karlsruhe puis au Conservatoire National Supérieur de Paris dont il obtient le Premier Prix en 1996. Il a joué au sein de nombreux orchestres parisiens sous la direction des plus grands chefs dont Pierre Boulez, Sir Colin Davis, Riccardo Muti, Seiji Ozawa, Simon Rattle et Bernard Haitink. Fabien Gabel s’est perfectionné à la direction d’orchestre aux côtés de David Zinman, au festival d’été d’Aspen, Colorado. Il a reçu les conseils d’Armin Jordan et a travaillé en collaboration étroite avec Sir Colin Davis et Bernard Haitink, mais aussi aux côtés de Paavo Järvi.

Rinaldo Alessandrini


Rinaldo Alessandrini, directeur musical de l'OFJ Baroque

 

Rinaldo Alessandrini cr Morgan Roudaut

Rinaldo Alessandrini aborde le piano à 14 ans, influencé par un jeune camarade. Son professeur lui communique son admiration pour Clara Haskil, et l’incite à s’interroger sur la nature profonde des textes musicaux. Après son année de service militaire à l’âge de 18 ans, il découvre le clavecin par hasard et en tombe amoureux. Ne souhaitant pas poursuivre son apprentissage du piano, il se consacre alors à ce nouvel instrument. En l’absence d’une structure pédagogique spécialisée en Italie, il se tourne vers la Hollande pour y suivre l’enseignement de Ton Koopman. Ces cours sont davantage perçus comme des conseils sur la façon d’aborder le clavecin que comme de véritables leçons, ce qui permet à Rinaldo Alessandrini de se poser en autodidacte.

 

Natif de Rome, il se nourrit de la richesse patrimoniale de sa cité pour établir des ponts entre les différents modes d’expression artistiques et approfondir sa connaissance de la musique ancienne. Il rencontre le violoniste Fabio Biondi avec lequel il fonde le Concerto Italiano, premier orchestre italien sur instruments anciens après le renouveau baroque déjà mûr en Europe du nord. Le travail se concentre sur le répertoire vocal, et notamment sur les madrigaux de Monteverdi, auxquels Rinaldo Alessandrini redonne des couleurs méditerranéennes après des années de suprématie anglaise sur ce répertoire. Il aborde également les opéras de ce compositeur et les madrigaux de ses contemporains, puis explore Frescobaldi, Gesualdo, Vivaldi, Pergolèse, Bach, Mozart, Rossini… Ses activités de soliste et de chambriste complètent une carrière de chef d’orchestre qui dépasse largement le domaine de la musique baroque. Son répertoire s’étend aux œuvres symphoniques du 19è siècle, qu’il aborde à la tête de formation prestigieuses telles l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, l’Orchestre de la Radio de Munich …
(Biographie France Musique)

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